Publié par Noémie dans Santé le 04/06/2025 à 21:26
La photosensibilisation, pathologie non contagieuse, correspond à une réaction cutanée liée à l’interaction d’une substance photosensibilisante contenue par la peau du cheval et les UV. Etant donné que cette substance ne s’active que si la peau du cheval est exposée aux rayons du soleil, la photosensibilisation se retrouve principalement au printemps et en été, moments où les plantes photosensibilisantes se développent.
Il en existe 2 types : de contact et par ingestion. On ne traitera ici que de la première, soit la photosensibilisation de contact.
Généralement, les chevaux les plus touchés par la photosensibilisation sont ceux vivant au pré ou sortis la journée au paddock, possédant une robe claire (blanche, palomino, crème, pie,…) et/ou des zones dépigmentées (balzanes, liste, ladre, plaies non cicatrisées, peu velues,…).
Elle peut également toucher les zones pigmentées, mais celles peu pigmentées ou moins poilues (et donc moins protégées du soleil) sont souvent les plus gravement touchées.
Attention, la photosensibilisation peut être confondue avec un coup de soleil. Cependant chez le cheval, on parle de coup de soleil lorsque des lésions sont présentes sur tout le corps.
Les symptômes de la photosensibilisation sont le plus souvent l’apparition de cloques ou croûtes sur le bout du nez, les oreilles et les paturons. La peau, devenue extrêmement sensible au soleil, peut également être rose vif, tuméfiée et douloureuse à l’intérieur des cuisses, anus, vulve, ou encore mamelles. En résulte des démangeaisons, irritations, ou même plaies si le cheval se gratte les croûtes.
La photosensibilisation de contact se divise en 2 catégories :
L’idéal est de mettre son cheval à l’ombre le temps de la guérison afin de minimiser l’exposition à la lumière UV (attention même par temps couvert !), mais si cela n’est pas possible, optez pour une chemise légère anti-UV, un masque anti-UV, ou encore des chaussettes / guêtres anti-UV, ainsi qu’une bonne crème solaire spécialement étudiée pour les chevaux et à appliquer plusieurs fois par jour sur les zones atteintes (et une fois en prévention sur les zones non atteintes).
Si la sève d’une plante est à l’origine de la photosensibilisation, il est très important de supprimer l’exposition à celle ci.
Attention ! N’appliquez pas de crème apaisante (ou produit contre les brûlures style biaffine, aloe vera) si votre cheval reste au pré la journée (même à l’ombre) car cela aurait l’effet inverse et ne ferait qu’empirer les choses.
Bien surveiller l’absence d’infection, les tissus cutanés nécrosés attirant les mouches et les insectes, susceptibles de pondre des œufs dans la peau.
abris)
tard le soir (ou même la nuit)
substances photosensibilisantes sont présentes dans la sève de nombreuses plantes, notamment de la famille des ombellifères (céleri, berce,…), des rutacées (dont les agrumes), des moracées (figuiers) et renonculacées (bouton d’or), dont beaucoup sont présentes dans nos prés.
notamment s’ils contiennent des huiles essentielles ou teintures mères aux vertus répulsives contre les insectes (même fortement diluées) qui sont, pour la plupart, photosensibilisantes : HE d’agrumes, de citronnelle, de tagète,... Les produits à base de millepertuis et d’arnica sont à proscrire également. Vérifiez toujours que les produits que vous utilisez sur votre cheval soient non photosensibilisants.
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